10. REGIONS DES MONTS CARDAMOMES

Le Cambodge n’est pas seulement un pays de superbes temples et d’empires oubliés. Le royaume abonde également de paysages sauvages et reculés, entourés de jungles épaisses qui en font une destination de plus en plus prisée pour les passionnés de randonnées.

Les Cardamomes sont une chaîne de montagnes, relativement isolée, située dans le sud-ouest du Cambodge et l’est de la Thaïlande. Ce massif abrite l’une des forêts les plus vastes et les moins explorées d’Asie du Sud-Est, elle est séparée des autres forêts tropicales de la région par le grand plateau de Khorat au nord. Le climat humide des montagnes a permis à une riche variété de faune de prospérer, il est estimé qu’elles abritent plus de cent mammifères comme le léopard, le dhole, le gaur, le banteng, l’ours malais, le gibbon le Serow de Sumatra, le pangolin de Sunda…

Les Cardamomes furent aussi, avant qu’il ne disparaisse, le refuge du seigneur de la jungle : Le tigre d’Indochine. Aujourd’hui, 62 espèces qui vivent dans les Cardamomes, y compris les amphibiens, sont menacées de disparition.

Les menaces à la diversité biologique de la région comprennent la perte d’habitat due à l’exploitation forestière illégale, au braconnage d’espèces sauvages, et aux incendies de forêt causés par l’agriculture sur brûlis.

Les précieuses Cardamomes

Le parc national des Cardamomes comprend plus de 800 000 hectares de forêt dense de mousson, de zones humides de melaleuca, de mangroves et d’un vaste réseau d’estuaires et de rivières. En fait, la forêt tropicale des Cardamomes présente une pluviométrie impressionnante de 3500 à 4500 mm par an en raison de sa dense couverture forestière. Cette forêt fragile abrite aussi un certain nombre d’espèces sauvages en voie de disparition, notamment des ours malais, des éléphants, des gibbons, des léopards nébuleux, des civettes indiennes, des bantengs, des dholes, des gaurs et des pangolins. En tout, le parc abrite plus de 60 animaux menacés à l’échelle mondiale et 17 espèces d’arbres également menacés et dont beaucoup sont endémiques au Cambodge.

Forêt dense

Le trekking au Cambodge ne ressemble pas au trekking dans d’autres parties du monde — comme dans l’Himalaya ou au Népal, où il est possible d’admirer des vues spectaculaires sur les montagnes. La jungle est par définition dense, et se trouve vite entourée de végétation épaisse. Il sera aussi possible de rencontrer des traces d’animaux sauvages, qu’il s’agisse d’oiseaux ou de singes dans la canopée ou de pistes fraîches d’éléphants sauvages, de bantengs, de léopards ou d’autres animaux exotiques.

Quand y aller

Pendant la saison des pluies, qui dure généralement de juin à octobre, Botum Sakor, les Cardamomes et le Ratanakiri sont frappés par de fortes averses qui rendent le trekking presque impossible. Les sentiers deviennent glissants et dangereux, et camper à l’air libre peut s’avérer cauchemardesque. Les meilleures périodes pour faire du trekking sont de novembre à mars, quand le temps sec et les températures plus fraîches sont pratiquement garantis.

Suceurs de sang !

Lors de nombreuses randonnées sous les tropiques, il est possible de rencontrer des sangsues et le Cambodge ne fait pas exception ! Ces petites bestioles suceuses de sang ne vivent pas dans l’eau, mais dans la litière de feuilles du sol de la forêt, où elles ont l’habitude de s’attacher aux jambes des randonneurs. Pour réduire les risques, il est recommandé de porter un pantalon long, niché dans les chaussettes, avec une paire de bottes robustes. Rien ne garantit que ces survivants aguicheurs ne trouveront aucun moyen de s’incruster, mais cela les aidera à réduire l’occasion qui leur est offerte. En revanche, les sangsues cambodgiennes sont de petite taille.

Températures

Même en cas de trekking pendant la saison sèche, quand les températures sont plus fraîches, le soleil peut être assez traître, même par temps couvert et gris ! Il est recommandé d’apporter un chapeau, de la crème solaire et des lunettes de soleil pour les chemins en clairière. Une veste imperméable légère est également essentielle, même pendant la saison sèche car des averses soudaines peuvent toujours se produire. Bien sûr, ne pas oublier appareil photo et batteries.

Vêtements chauds

On oublie souvent les vêtements chauds, indispensables lors d’une randonnée nocturne dans la jungle. Même s’il fait chaud et humide pendant la journée, les températures peuvent vraiment baisser la nuit, surtout lors de trekking en montagne. Une écharpe peut également être très utile la nuit. Le fait de prendre froid peut être une expérience désagréable et priver le randonneur de son énergie pour la journée suivante de trekking. Ne jamais sous-estimer l’importance des vêtements chauds, même sous les tropiques !

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